La photovoltaïque, parlons des taxes

Afin de contribuer à l’économie publique, le particulier ayant recours à l’énergie photovoltaïque va désormais être imposé de ce qui est appelé le tarif prosommateur. Cette forme de taxation est mise en vigueur pour la réglementation de l’exploitation de cette énergie écologique dont l’utilisation attire de plus en plus de monde. De cette manière, l’utilisateur de la photovoltaïque va pouvoir utiliser son énergie de manière équitable.

De quoi le tarif prosommateur relève-t-il ?

La mise en place de ce type d’appareil permettant d’exploiter l’énergie renouvelable chez les particuliers a été encouragée pendant des années cependant, les primes de soutien à la photovoltaïque vont, en principe, être suspendues dès l’année 2020. À la place, l’exploitation de l’énergie photovoltaïque va être soumise à une réglementation pour rendre la plus équitable pour tous les utilisateurs du réseau électrique.

L’appellation prosommateur est la combinaison futée entre le consommateur et le producteur. Le prosommateur consiste en la personne ayant installé un système photovoltaïque dans sa propriété tout en étant branché au réseau électrique. Que le ménage consomme ou distribue de l’électricité par le réseau, le principe est le même.

Ce tarif est une taxe sur panneaux photovoltaïques Belgique, appliquée afin de viser la baisse des coûts de distribution d’électricité pour les autres utilisateurs. En effet, sans cette taxe, le prix de distribution par le réseau reste relativement onéreux. À noter que ce tarif n’affecte que légèrement la rentabilité de cette énergie verte.

Dans quel cas est-il appliqué ?

Si pour l’instant, la date d’application de ce tarif est encore incertaine, son annonce officielle est attendue pour le tout début de l’année 2020. À l’heure actuelle, la tarification pour les trois années à venir, de 2020 à 2023 a déjà été fixée et l’on sait que sa valeur varie en fonction du gestionnaire de réseau auquel l’utilisateur est souscrit.

Comme il a été indiqué plus tôt, le tarif prosommateur n’entre en vigueur que lorsque le ménage est en double utilisation, c’est-à-dire qu’il exploite l’énergie photovoltaïque tout en étant connecté au réseau. Ainsi, les utilisateurs qui sont en autoconsommation, ceux qui ont recours à des batteries pour le stockage de leur énergie, ne sont pas sujets à cette taxe.

En réalité, la taxe photovoltaïque Wallonie est celle qui va être appliquée prochainement, car dans une autre région, la Flandre, ce régime est déjà approuvé et adopté depuis déjà un bout de temps. L’application de ce tarif en région Wallonne doit facilement se passer, vu que ce système reste encore bien rentable après cela.

Qu’est ce que le tarif prosommateur implique concrètement ?

De manière concrète, voici les chiffres fixés pour l’application de ce tarif prosommateur pour les trois prochaines années : si le gestionnaire est l’AIEG, le kilowatt revient à 66,87 euros ; s’il s’agit de l’AIESH, c’est à 85,29 euros le kilowatt ; pour une énergie gérée par la RESA, 76,04 euros ; et enfin, la REW facture un tarif de 89,46 euros par kilowatt.

La taxe photovoltaïque reliée à la double utilisation du réseau électrique est, de ce fait, estimée à une valeur comprise entre 275 et 450 euros par an. Cette valeur correspond à une installation produisant une énergie de 3,5 kilowatt-crête. Bien entendu, cette estimation varie, encore une fois, en fonction du gestionnaire de réseau.

Avant le calcul de ce tarif, la rentabilité d’une installation photovoltaïque est estimée entre 5 et 8 ans. Une fois que ce tarif est inclus, cette rentabilité prend un retard de près de 4 ans. Étant donné que les panneaux solaires disposent d’une durée de vie minimale de 25 ans et d’une performance constante, cela ne déteint pas beaucoup sur le rendement.

Tarif prosommateur : la rentabilité en chiffres

Voici le calcul si le tarif prosommateur n’est pas pris en compte dans le calcul. Pour une installation coûtant initialement 6000 euros, la rentabilité équivaut 6 ans. Cela est déterminé par l’économie nette réalisée par le ménage sur le coût de l’électricité et vaut 950 euros par an.

Si le tarif prosommateur est appliqué, voici la décompte. Pour la même installation et les mêmes économies, la rentabilité est évaluée à 9 ans. Cette déduction est due à la soustraction du tarif à 350 euros par an sur les économies. Cette fois-ci, l’utilisateur doit faire attention à équilibrer l’utilisation de l’électricité pendant la journée et la nuit. Une consommation intensive de l’électricité pendant la nuit peut faire augmenter la redevance quant au tarif prosommateur appliqué.

En prenant en compte le fait que le coût de l’électricité est en constante augmentation, la rentabilité de ce type d’énergie, même avec l’application de ce tarif est tout à fait intéressant. D’ailleurs, la plupart des ménages flamands investissent de plus en plus dans la photovoltaïque, car la rentabilité est stabilisée, cela permet de réaliser des économies au fil du temps.